Construction de deux unités Alzheimer et Post-Alzheimer – EHPAD « L’Ombelle » à Maringues

L’EHPAD « l’Ombelle » est implantée en limite du bourg de Maringues sur un grand terrain en pente orienté vers le Sud. L’ensemble du bâti existant s’étire en longueur d’Est en Ouest et fait apparaître clairement les différentes périodes de constructions successives.

Notre choix pour l’implantation du bâtiment neuf est de travailler dans l’épaisseur du bâtiment, afin de limiter la longueur des circulations par rapport à un existant déjà très linéaire. Ce choix permet ainsi de profiter pleinement du parc.

La volumétrie du projet reprend en partie l’orthogonalité du bâtiment existant. Elle introduit aussi des formes beaucoup plus souples, permettant d’identifier clairement sa fonction spécifique tout en accompagnant l’aménagement végétal du parc dans lequel elle s’inscrit.

Le parti architectural retenu, aussi bien pour l’unité Alzheimer que pour l’unité Post Alzheimer propose un bâtiment simple, facilement adaptable ; suivant une volumétrie marquée et bien identifiable. Le concept étudié permet de s’adapter au site avec des constantes :

— Orientations des chambres principalement Est – Ouest,

— Orientations des lieux de vie permettant des échappées visuelles vers les quatre points cardinaux.

— Implantation de l’ensemble des services au centre et côté Nord.

L’architecture des lieux d’accueil pour les patients Alzheimer et Post Alzheimer doit répondre à deux objectifs : liberté et sécurité. Pour cela, les unités doivent s’adapter aux aptitudes de leurs résidents qui n’ont plus de facultés d’adaptation et souffrent de déficiences en matière de repérage temporo-spatial. C’est pourquoi il est important de faire reposer la conception architecturale sur des principes simples : l’attirance de malades Alzheimer pour la lumière et l’effet anxiogène qu’ont sur eux la couleur noire et les lieux sombres.

La conception des unités Alzheimer et Post Alzheimer répond à la volonté de ne pas « cacher » ses résidents dans des patios injustifiés, mais au contraire de favoriser au mieux le contact visuel sur l’extérieur et les échanges avec l’environnement. L’implantation des différents éléments permet donc une large ouverture. Les espaces extérieurs, au même titre que les espaces intérieurs, deviennent des véritables lieux de vie très sécurisés.

Crédits photographiques / Christophe Camus